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Les bienfaits de l’Alchémille : utilisation et précautions

par Emilien.G
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Alchémille (Alchemilla vulgaris) : la plante alliée du cycle féminin  bienfaits et précautions

L’alchémille, surnommée la « plante des alchimistes », accompagne les femmes depuis des siècles. Cette modeste plante de la famille des Rosacées est reconnue pour ses propriétés astringentes et toniques, particulièrement utiles pour le confort du cycle menstruel. Riche en tanins et flavonoïdes, elle trouve sa place dans l’accompagnement naturel des règles abondantes, du syndrome prémenstruel et des transitions hormonales comme la préménopause.


Qu’est-ce que l’alchémille ? Origines, noms et botanique

Noms usuels, nom latin et espèces proches de l’alchémille

Le nom latin couramment utilisé est Alchemilla vulgaris, bien qu’en botanique moderne, on distingue plusieurs espèces et sous-espèces proches regroupées sous le terme « alchémilles ». En français, on parle aussi d’alchémille vulgaire, alchémille commune ou « manteau de Notre-Dame », référence à la forme enveloppante de ses feuilles.

Elle appartient à la famille des Rosacées, comme l’églantier ou le framboisier, ce qui explique certaines ressemblances de propriétés : plantes astringentes, utiles pour les muqueuses.

Pour l’usage en phytothérapie, le terme générique « alchémille » désigne l’ensemble de ces formes très proches, en privilégiant les parties aériennes récoltées au même stade de développement.

À quoi ressemble l’alchémille et où pousse-t-elle ?

L’alchémille forme une petite plante vivace en touffe basse. Ses feuilles arrondies sont découpées en lobes en forme d’éventail, au toucher légèrement velouté. Après la pluie ou le matin, des gouttes brillantes perlent au centre : ce détail la rend facilement reconnaissable. Ses fleurs discrètes, vert-jaunâtre et sans pétales voyants, se regroupent en petites grappes.

Elle pousse spontanément dans une grande partie de l’Europe tempérée, particulièrement dans les prairies fraîches, les lisières, les talus et les zones de montagne aux sols humides mais bien drainés.


Composition et propriétés : pourquoi l’alchémille agit sur l’utérus et les muqueuses

Tanins, flavonoïdes et acides phénoliques : le cœur actif de l’alchémille

L’alchémille contient principalement des tanins, molécules végétales à l’effet astringent qui « resserrent » les tissus et les petits vaisseaux sanguins. Cette propriété explique en partie son utilisation traditionnelle pour les règles abondantes et les muqueuses irritées.

Les flavonoïdes présents contribuent à protéger les cellules du stress oxydatif et soutiennent la microcirculation. Des acides phénoliques et des ellagitanins complètent cette composition avec une action anti-inflammatoire légère et protectrice des muqueuses.

Ces familles de composés sont bien documentées en phytothérapie, mais la part exacte de chaque molécule dans les effets observés chez l’humain reste mal quantifiée, les études cliniques demeurant limitées.

Une plante astringente et hémostatique : action sur les muqueuses et les saignements

L’alchémille est classée comme plante astringente et modérément hémostatique : elle aide à limiter les petits saignements.

Sur les muqueuses digestives ou génitales, cet effet « resserrant » forme une sorte de film protecteur qui diminue les sécrétions excessives et l’irritation. Cette propriété a fait de l’alchémille une alliée classique des leucorrhées et des diarrhées simples dans les pharmacopées traditionnelles.

Propriétés anti-inflammatoires légères et tonique utérin

Les flavonoïdes et certains acides phénoliques confèrent à l’alchémille une action anti-inflammatoire douce, susceptible d’atténuer des douleurs pelviennes légères ou des crampes digestives.

Sur le plan gynécologique, l’alchémille est décrite comme « tonique utérin » en phytothérapie.

Traditionnellement, cette propriété justifie son usage dans les règles abondantes et certaines métrorragies fonctionnelles, toujours sous surveillance médicale. Sur le plan scientifique, l’effet « tonique utérin » reste surtout décrit sur modèle animal ou in vitro.


Alchémille et santé féminine : dans quels cas peut-elle aider ?

Règles abondantes et règles douloureuses

L’alchémille est principalement connue pour ses bienfaits possibles sur les règles abondantes et certaines douleurs menstruelles.

L’usage traditionnel la décrit comme tonique utérin, une plante censée soutenir le tonus des muscles de l’utérus et limiter les petits saignements fonctionnels.

Cependant, un effet direct et puissant sur les métrorragies ou sur des règles extrêmement abondantes reste hypothétique. Dans ces cas, une cause médicale doit être recherchée : fibrome, trouble de la coagulation, dérèglement hormonal.

L’infusion d’alchémille se prend généralement quelques jours avant les règles et pendant les premiers jours du cycle.

Syndrome prémenstruel (SPM) : douleurs, irritabilité, rétention d’eau

Le syndrome prémenstruel associe souvent douleurs pelviennes, sensibilité des seins, irritabilité, fatigue, parfois rétention d’eau et ballonnements. L’alchémille peut contribuer au confort général dans certains cas.

Traditionnellement, on l’emploie pour « adoucir » les jours précédant les règles.

On peut raisonnablement en attendre un mieux-être modéré sur les crampes et la sensation de pesanteur pelvienne.

Règles irrégulières, après arrêt de pilule ou perturbations du cycle

Après un arrêt de pilule contraceptive ou en cas de stress significatif, le cycle peut devenir irrégulier pendant plusieurs mois. L’alchémille fait partie des plantes traditionnellement utilisées comme « régulatrices du cycle ».

Dans les traditions européennes, on lui attribue la capacité de « remettre de l’ordre » dans les cycles.

D’un point de vue scientifique, aucune preuve solide ne montre que l’alchémille modifierait directement les taux d’hormones.

Si les règles restent absentes ou très irrégulières au-delà de six mois, ou en cas de désir de grossesse, un bilan médical s’impose avant toute auto-cure prolongée.

Préménopause et ménopause : bouffées de chaleur, cycle qui se dérègle

À l’approche de la ménopause, le cycle devient irrégulier, les règles peuvent alterner entre flux très abondant et longues périodes sans saignement. L’alchémille trouve sa place dans cette phase de transition, particulièrement tant que des règles sont encore présentes.

Traditionnellement utilisée comme tonique utérin et plante astringente, elle accompagne ces cycles « anarchiques » et peut réduire les règles trop abondantes.

L’alchémille n’est pas une plante phyto-œstrogénique majeure.


Autres bienfaits de l’alchémille : digestion, circulation, peau

Alchémille et digestion : diarrhée et muqueuses fragiles

L’un des bienfaits les mieux connus de l’alchémille concerne la digestion.

Traditionnellement, l’infusion d’alchémille s’utilise en cas de diarrhée légère, de transit trop rapide ou de muqueuses irritées.

On la réserve aux troubles ponctuels.

Circulation veineuse : jambes lourdes, varices, hémorroïdes

L’alchémille est connue comme plante « venotonique », soutenant le tonus des veines.

Son effet astringent et légèrement anti-inflammatoire peut contribuer au confort veineux et à la diminution de petits saignements hémorroïdaires.

Peau, plaies superficielles et soins de la bouche

Sur la peau, les bienfaits de l’alchémille sont liés à ses propriétés astringentes et légèrement antiseptiques.

Dans la bouche, cette même astringence est mise à profit en bains de bouche pour apaiser des gencives sensibles ou des aphtes.


Comment utiliser l’alchémille ? Infusion, compléments et usages externes

Quelle partie de la plante utiliser et à quel moment la récolter ?

Pour profiter des bienfaits de l’alchémille, on utilise principalement les parties aériennes : feuilles et sommités fleuries.

La récolte se fait généralement au printemps et en été, au début de la floraison.

Préparer une infusion d’alchémille : mode d’emploi

Préparation classique : 1 à 2 cuillères à café de plante sèche pour 200 ml d’eau frémissante, laisser infuser 10 à 15 minutes à couvert, puis filtrer et boire chaud ou tiède.

Pour le cycle, on utilise souvent 2 à 3 tasses par jour, sur une période ciblée du cycle.

Tisane, teinture mère, gélules : quelles formes choisir ?

L’alchémille existe en tisane, teinture mère et gélules d’extrait sec.<

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